Henrik Ibsen

Rosmersholm

Billets en ligne :

février
2
vendredi
18:00

Grande salle
RO
EN
16
3h 30' avec entracte

Johannes Rosmer
Balázs Bodolai
 
Rebekka West
Éva Imre
 
Beata
Rita Sigmond / Tímea Jerovszky
 
Kroll
Miklós Bács / Gábor Viola
 
Mme Helseth
Gizella Kicsid

metteur en scène
Andriy Zholdak
 
adaptation du texte
Andriy Zholdak
 
scénographie
Andriy Zholdak, Daniel Zholdak
 
costumier
Daniel Zholdak
 
assistant du conseiller dramaturgique
Ioana Mălău
 
musique et conception sonore
Vladimir Klykov
 
conception des lumières
Andriy Zholdak
 
assistant du metteur en scène
Noémi Vajna, Kinga Kovács , Kinga Kovács
 
régie plateau
Ágota Tatár
 
assistant du scénographe (production)
Tibor Tenkei
 
assistant costumes et accessoires
Ilona Lőrincz

Date de la création: 24 mars 2017

Personne n’est à l’abri de ses propres culpabilités. Elles se tapissent derrière les portes, se cachent dans les cendres de la cheminée, se miroitent dans la réflexion de notre visage dans la vitre. Que l’on parle ou que l’on se taise, la culpabilité reste collée à nous comme un manteau mouillé par la pluie. Comment échapper à cette odeur perpétuelle de moisissure que l’on sent lorsqu’on rencontre l’autre ? On tente d’ouvrir les fenêtres et de faire sortir tout ce qui nous fait reculer ; de laver le sol, de faire taire les pressentiments ; de crier pour chasser les esprits bienveillants ou malveillants. De courir jusqu’à ce qu’on reste essoufflés et vidés de toute pensée ; puis, de porter notre bien-aimé sur le dos, comme un sac, afin de le libérer aussi.   
Mort à toutes les choses qui empêchent les deux amoureux de se rencontrer. Ainsi pense Rebekka. À Rosmersholm, elle fait des ravages afin de pouvoir rencontrer l’homme de son choix. Sans regrets … Mais le coupable ne peut ni oublier, ni se cacher. Dans l’immense maison de Dieu qu’est le domaine Rosmersholm, elle et Rosmer représentent le couple originaire tourmenté à jamais par la perte de l’innocence. Amoureux, mais dépourvus de foi et de confiance, les deux se débattent comme des oiseaux ayant vu la mort. Toujours sur le point de claquer. Des oiseaux aux ailes brisées. Kroll n’est qu’un fouet de Dieu, qui essaie de les ramener sur la bonne voie, de leur rappeler qu’on peut toujours fuir, mais qu’on ne peut jamais réellement se cacher. 
Ioana Mălău